mardi 26 août 2008

Le livre américain est au livre européen ce que le film américain est au film français

Comment débute un bon livre américain ? Un bon livre américain vous parle d'emblée de votre problème, et vous explique comment le résoudre. Et vous en convainc, par des "testimonials" ou témoignages de gens du métier, de journalistes de la presse spécialisée qui vous expliquent pourquoi ce livre est fait pour vous. Alors vous continuez à lire, parce que vous êtes sûr(e) d'avoir frappé à la bonne porte. Bref on y parle de VOUS.

Comment débute un livre français ou belge francophone (management, méthodes) ? L'auteur se présente, il vous explique qu'il a de l'expérience dans le sujet concerné. Il est consultant depuis 15 ans sur le sujet, il a organisé 150 séminaires, travaillé pour telle et telle multinationale, …. Bref on y parle de l'AUTEUR.

Un livre américain, c'est un livre dont vous êtes le héros et l'auteur témoin de ce que Vous pouvez progresser. Un livre européen francophone, c'est un livre dont l'auteur est le héros et où le lecteur est témoin de la compétence de l'auteur !

Une marque de bière qui édite sur ses affiches les meilleures pensées que les consommateurs lui envoient, avait fait publier une phrase très intéressante, qui disait à peu près ceci : un homme peut vous écouter des heures, du moment que vous lui parlez de lui…

Publicitaires, écrivains, vous qui voulez capter l'attention : à méditer !

mardi 12 août 2008

Re-cycle your Brain

Lors d'un séminaire destiné à de nombreux consultants, j'ai été étonnée d'apprendre que mes confrères ne se recyclent que très peu. Dès lors quelle est la valeur de leur conseils, s'ils ne sont pas au fait des derniers développements dans leur secteur ?

Pour nous, Chez The Idea Monopoly®, qui adorons les livres et les périodiques de management, de propriété intellectuelle, d'innovation, de marketing et autres sujet connexes, notre fournisseur attitré est bien entendu amazon.co.uk. Bien sûr, il faut pour cela deux atouts majeurs :

  • être capable de lire couramment en anglais (si la lecture des premiers livres est pénible, après cela vient tout seul ; oui : il y a un facteur d'apprentissage, comme pour tout !);
  • repérer les ouvrages stratégiques parmi les milliers d'ouvrages "moyens" sur un sujet donné, et cela ne peut se faire que via de la veille stratégique.
Une autre manière de nous recycler ou de nous tenir au courant des nouveautés est de participer à de nombreux séminaires organisés par les services de soutien aux entreprises ou dans les salons business, et ce non seulement dans les domaines-clés de notre entreprise, mais aussi dans des domaines connexes . Bien sûr tout cela demande du temps, mais c'est la qualité de notre conseil qui est en jeu.

Morale de l'histoire : Méfiez-vous des consultants en créativité ou en management "mono-méthodes", qui appliquent une seule méthode, la meilleure selon eux, et vous font payer le prix fort pour vous former à celle-ci. Cela cache souvent une pauvreté intellectuelle : ils appliquent la méthode découverte dans un livre américain (hélas, nous avons en moyenne 10 ans de retard pour la diffusion en Europe des nouvelles méthodes de management américaines). En achetant le livre concerné sur amazon.co.uk vous gagnez 10 ans, vous payez un maximum de 20 euros, vous consacrerez trois jours à le lire, et vous aurez tout compris.
En suivant leur séminaire, vous consacrerez aussi trois jours de votre temps : mais il vous en coûtera plus de 2000 euros !!! (soit 100 fois plus). Et il n'est pas sûr qu'à l'issue des trois jours vous aurez tout compris.

En conclusion, un seul séminaire vaut la peine d'être suivi : celui qui vous permet d'approfondir vos connaissances en anglais.

vendredi 8 août 2008

Lire ou conduire, faut-il choisir ?

Savez-vous que dans les stations service anglaises, le rayon de la boutique consacré aux livres de management est immense, et aussi fourni que le rayon "romans"?

En comparaison, la plus grande librairie de Bruxelles (du moins celle qui se revendique comme telle) fait figure de parent pauvre : vous ne trouverez qu'une mini-planche de livres sur le même sujet (A contrario, un rayon entier est consacré aux ouvrages traitant des religions et des philosophies, et en particulier de la franc-maçonnerie).

Les anglo-saxons seraient-ils tournés vers leur avenir personnel et nous-mêmes sur notre passé collectif ? C'est l'éternel problème de l'œuf ou de la poule : Achètent-ils d'avantage de livres de gestion parce qu'ils ont plus l'esprit d'entreprise, ou bien parce que de nombreux ouvrages de management sont disponibles en tous lieux (station service, supermarché, …) ?

A moins que l'offre ne soit moins fournie en français ? A titre d'exemple, seuls 3 livres de l'inventeur de la pensée latérale, Edouard de Bono, ont été traduits en notre langue, contre des dizaines de titres parus en anglais.